Doit-on toujours conserver sa prise après la pêche ?
Il y a une différence entre consommer un poisson sauvage, pêché avec effort et dans le respect des réglementations, en veillant à limiter sa souffrance, et manger un poisson acheté sur le marché, issu de l’élevage intensif, ou, pire encore, de la pêche industrielle dévastatrice.
Dans la pêche industrielle, de nombreux poissons sont capturés en grande quantité à l’aide de filets, souvent avant même qu’ils n’aient eu l’occasion de se reproduire une seule fois. De plus, les conditions de capture et de traitement ne garantissent pas toujours une fin respectueuse pour les poissons. Sans règles strictes, la pêche industrielle menace l’équilibre de la vie marine.
Par ailleurs, la pêche artisanale et raisonnable. C’est un métier que je respecte profondément et que j’aime.
Mais, avec tout le respect que j’ai pour le travail difficile des pêcheurs Artisans, je ne peux m’empêcher de préférer mes propres prises.
Quand je pêche un poisson, il y a une histoire derrière chaque capture.
Je le consomme avec ma famille, avec bonheur et respect, ou je l’offre avec joie, car je connais l’effort, l’attention et le temps que j’ai consacrés pour l’attraper.
Cela donne une valeur particulière à chaque repas, bien différente de celle d’un poisson acheté en magasin ou au marché.
Cela ne veut pas dire qu’on prélève chaque poisson pêché. Il faut pratiquer une pêche raisonnable.
Respecter la réglementation : les périodes, les tailles minimales, les quotas par espèce.
Et au-delà des règles, il faut éviter toute souffrance inutile. Mettre fin à la vie du poisson de manière rapide et respectueuse.
En fin, il ne faut pas non plus laisser de déchets : cela a un impact direct sur l’écosystème marin.
Bref, la pêche, c’est aussi une éthique.
